L’Avare de Molière au Théâtre Denise Pelletier

L’Avare de Molière est présenté au Théâtre Denise Pelletier du 15 mars au 8 avril 2017.

Crédit photo Gunther Gamper

L’avare de Molière……

Une pièce d’une autre époque, on s’entend….
Une texte, des mots…d’une autre époque…on s’entend à nouveau….

Maintenant…situez cette pièce en 2017…….au Théâtre Denise Pelletier, dans une mise en scène de Claude Poissant (scénographie de Simon Guilbault) et l’on se retrouve dans un tout autre univers…….tous ce mots dits dans un langage bien de chez-nous avec une aisance, une facilité désarmante…nous rapproche, identitairement parlant, étrangement de l’oeuvre.

Les acteurs sont tous irréprochables, drôles, attachants, Jean-Philippe Perras chatouille le piano et François Ruel-Côté, le violon et participent ainsi à l’introduction de la bande sonore: belle trouvaille!

Crédit photo Gunther Gamper

Même Harpagon ( Jean-François Casabonne) , horrible personnage, nous arrache rires et sourires!

Sylvie Drapeau est savoureuse dans son rôle d’entremetteuse!.

Tous les vêtements de la chaussure  à la coiffe, regorgent d’inventivités.

Les décors sobres laissent toute la place au jeu des acteurs.

Ai-je encore besoin de vous dire que j’ai adoré cette pièce……

Courez-y vite……vous allez vous délecter l’âme!!!
Du 15 mars au 8 avril 2017, le Théâtre Denise-Pelletier présente L’Avare de Molière, dans une mise en scène de Claude Poissant. Jouée pour la première fois au Théâtre du Palais-Royal à Paris en 1668, trois ans après que Molière obtint une pension de Louis XIV, L’Avare, pièce en prose et personnage sombre, suscite peu d’engouement. Le temps en décide autrement et en fait une de ses œuvres incontournables, parmi les plus jouées. Claude Poissant relit L’Avare avec toute sa bande de créateurs et invite Jean-François Casabonne à incarner un Harpagon qui n’aura rien d’aimable et que personne ne fera plier !

Crédit photo Gunther Gamper

Veuf et tyrannique, Harpagon a entrepris de réduire le train de vie de sa maison. À leur père, Cléante (Simon Beaulé-Bulman) et Élise (Laetitia Isambert) choisissent de cacher leurs amours : Élise, celui de Valère (Jean-Philippe Perras) qui s’est fait engager auprès d’Harpagon pour se rapprocher d’elle ; Cléante, celui de Marianne (Cynthia Wu-Maheux) qui vit avec sa mère. Chacun redoute les foudres paternelles, mais les obsessions de cet avare vont frapper de stupeur sa progéniture. Harpagon veut épouser la jeune Marianne pour redonner des couleurs à son veuvage et souhaite faire épouser Élise et Cléante à de riches prétendants pour ajouter à ses économies. Ce coup de théâtre réussit à liguer toute la maison contre lui, même l’intrigante Frosine (Sylvie Drapeau) qui use de toute sa ruse pour contrer les projets d’Harpagon.

Avec L’Avare, Molière nous offre un portrait peu flatteur du mâle vaniteux, manipulateur, faussement naïf, menteur, pour qui tout est stratégie, surveillance et méfiance. Et de ce tableau sombre de l’humain, il s’amuse terriblement… et nous aussi.

En mettant en scène L’Avare, Claude Poissant cherche, entre autres, à rire de notre faculté à ne donner que ce qui s’échange et à garder pour soi ce qui nous libérerait. Sur scène, il opte pour un espace métaphorique, dépouillé, habité simplement des illusions d’Harpagon, créé avec Simon Guilbault (On ne badine pas avec l’amour, Unity 1918). Les costumes de Linda Brunelle n’auront de réaliste que les influences classiques et contemporaines qui la provoquent, inspirés des corps des dix comédiens qui interprètent une quinzaine de rôles. Pour cette version 2017, Claude Poissant choisit

aussi et surtout de s’affranchir de l’accent toujours employé pour jouer les auteurs classiques français. « Chaque interprète conservera son accent ; les mots de Molière appartiennent à nos corps et à nos esprits, et cette langue sera toujours aussi belle, mais plus sincère », dit Poissant.

Auteur, comédien, et surtout metteur en scène réputé, Claude Poissant est directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier (TDP) depuis mai 2014. Il a été codirecteur artistique et l’un des fondateurs du Théâtre PàP. Parmi ses mises en scène récentes, rappelons Je voudrais me déposer la tête de Jonathan Harnois, Abraham Lincoln va au théâtre de Larry Tremblay, Mutantès de Pierre Lapointe, Rouge Gueule d’Étienne Lepage, The Dragonfly of Chicoutimi de Larry Tremblay, et Tom à la Ferme de Michel Marc Bouchard. Il a également signé les mises en scène de Tristesse animal noir de Anja Hilling, 2h14 de David Paquet, Bienveillance de Fanny Britt, Marie Tudor de Victor Hugo, Cinq visages pour Camille Brunelle de Guillaume Corbeil, On ne badine pas avec l’amour de Musset et L’orangeraie de Larry Tremblay. Claude Poissant monte pour le Canadian Stage et le Théâtre français de Toronto Five Faces for Evelyn Frost, présenté en anglais et en français du 14 février au 25 mars 2017.

L’AVARE de Molière

Mise en scène : Claude Poissant

Avec Simon Beaulé-Bulman, Jean-François Casabonne, Samuel Côté, Sylvie Drapeau, Laetitia Isambert, Jean-Philippe Perras, Bruno Piccolo, François Ruel-Côté, Gabriel Szabo et Cynthia Wu-Maheux

Du 15 mars au 8 avril 2017

Salle Denise-Pelletier du Théâtre Denise-Pelletier, 4353, rue Ste-Catherine Est, Montréal Billetterie : 514 253-8974 www.denise-pelletier.qc.ca www.admission.com

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