Léonce et Léna, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal

Une performance hors du commun! Léonce, un comique qui s’ennuie mortellement, trouvera finalement son amour auprès de Léna.

Le célèbre chorégraphe allemand Christian Spuck, directeur artistique du Ballet de Zurich en Suisse depuis 2012,  a puisé dans la comédie satirique politique Léonce et Léna de Georg Büchner (1838). 

Léonce et Léna présenté par Les Grands Ballets Canadiens de Montréal au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts jusqu’au 27 septembre 2014.

léonce et léna

Allemagne, en avril 2008. Léonce, prince du royaume de Popo, se languit d’un ennui infini; Léna, princesse du royaume voisin de Pipi, ressent douloureusement l’étroitesse et l’absurdité du monde. Avant qu’une histoire d’amour puisse éclore entre les deux rejetons royaux, ceux-ci doivent se soustraire aux conventions de leur ubuesque micro-État respectif. Devant la perspective de leur mariage, arrangé depuis leur enfance, tous deux fuient leur patrie. Dans une auberge animée, juste derrière la frontière, ils font connaissance et tombent amoureux l’un de l’autre. La cour, réduite à un absurde « théâtre de marionnettes », arrivera-t-elle enfin à célébrer leur union ? C’est justement la facette satirique de la comédie qui est soulignée dans la chorégraphie, facette que Büchner utilisait comme critique à l’endroit de la société dans laquelle il vivait, emprisonnée dans un absolutisme de fin de règne. À cette fin, Christian Spuck utilise, entre autres, des compositions de Johann Strauss : les morceaux aériens, parfois grotesques du roi de la valse, fouettent l’histoire tragicomique et en soulignent les éléments parodiques.

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