Les bâtisseurs d’empire ou le Schmurz au Théâtre Denise Pelletier

Les bâtisseurs d’empire ou le Schmûrz.

Mais de quel empire est-il donc question ici?…

les bâtisseurs d'empire 2

 

Une pièce sublime de par sa facture absurde/réaliste. Oui, Oui vous avez bien lu, absurde de par les propos, au premier abord, mais dès que l’on y regarde d’un peu plus près, on réalise rapidement que cette allégorie de la vie humaine est une absurdité en soi. Pourquoi avoir peur de quelque chose ( un bruit) qui me pousse à fuir, mais fuir quoi? Et si je n’avais pas fui, que se serait-il passé?

Juste réagir sans vraiment comprendre mais y trouver une justification! Ça ne vous rappelle rien?

« Le Schmûrz » ( un de ses nombreux pseudonyme de Boris Vian) est un personnage représentant le souffre-douleur, le bouc émissaire, sur qui, tous et chacun se défoulent tout en ne lui accordant aucunement « l’être » et qui se laisse faire sans mot dire! Un défouloir! Celui qui responsable de tous nos malheurs!

 

Les bâtisseurs d'empire 1

 

Une grande pièce pour un metteur en scène génial dans un décor tout aussi génial, je dirais même plus fabuleux!

Des comédiens à la hauteur de l’oeuvre, qui nous font rire malgré la lourdeur du sujet! Hum,   y a quelque chose qui cloche là dedans…..j’y retourne immédiatement!!!

Vous l’avez deviné, j’ai adoré!

TEXTE BORIS VIAN

MISE EN SCÈNE MICHEL-MAXIME LEGAULT

Avec Olivier Aubin, Josée Deschênes, Marie-Pier Labrecque, Gabriel Sabourin, Sasha Samar et Marie-Ève Trudel

RÉSUMÉ

Ami secret, confident, animal de compagnie, victime, prisonnier, bourreau, conscience, fantôme, mais qui est donc ce Schmürz ? La vie pourrait être si simple sans lui, sans cette chose qu’on voudrait bien ignorer. Et comment s’en débarrasser ?

Déglingue redoutable à l’humour atypique, Les Bâtisseurs d’empire, pièce écrite en 1957, trace en caractère oblique le portrait d’une famille bourgeoise, microcosme d’une société en recherche de règles claires. Si les faux semblants du père comme de la mère attisent la révolte de leur adolescente Zénobie, tous cependant, incluant leur servante, participent malgré tout à cette recréation d’un monde systémique où le jeu des rôles est loi. Mais, le logement se fait de plus en plus petit, la famille s’évapore et le Schmürz est toujours là.

Jouée deux ans après la mort de Vian, cette pièce majeure de son œuvre, fascine par la limpidité de son absurdité. Éminemment intime, cette œuvre à la fois drôle et anxiogène questionne l’espèce humaine, ses peurs, sa moralité. L’auteur de Lécume des jours et brillant jazzman, crée ici un suspense revanchard qui s’amuse à se demander s’il faut sacrifier l’autre pour bâtir son propre empire ?

du 27 SEPTEMBRE AU 21 OCTOBRE

Théâtre Denise Pelletier

 

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